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Et si pour vos volailles du dimanche ou des grandes fêtes, tout se jouait en trois fois 35 minutes ? Une simple règle, facile à retenir, qui change tout : peau bien dorée, chair juteuse, pas sèche, pas rosée. C’est la méthode de Laurent Mariotte, et une fois que vous l’avez testée, difficile de revenir en arrière.
Vous connaissez sûrement ces deux scénarios. Soit la volaille est bien dorée, mais un peu sèche. Soit elle est moelleuse, mais encore un peu rosée au niveau des cuisses. Frustrant, surtout quand vous avez payé un beau poulet fermier ou un chapon.
Le problème vient presque toujours du même endroit : la cuisson non uniforme. Les cuisses sont plus épaisses que les blancs, elles demandent plus de temps. Si vous cuisez la volaille toujours de la même façon, sur le dos, vous prenez le risque de ne jamais avoir tout parfaitement cuit.
C’est là que la règle des trois fois 35 minutes entre en scène. Elle joue sur la position de la volaille dans la cocotte, pas seulement sur la durée.
Le principe est très simple : pour une belle volaille de fête, on cuit en trois étapes, à la même température, en changeant sa position à chaque fois.
Et surtout, on ne pose pas la volaille d’emblée sur le dos. On commence par la cuire sur une cuisse, puis sur l’autre, et seulement à la fin sur le dos. Ce petit changement joue énormément sur le résultat final.
Cette règle fonctionne très bien pour toutes les volailles dites “de grande taille”, et plutôt grasses. Par exemple :
Pour des volailles plus petites, la méthode reste valable dans l’esprit, mais il faudra parfois raccourcir légèrement chaque phase, par tranches de 5 à 10 minutes. Au contraire, pour un chapon très gros, vous pourrez ajouter 10 à 15 minutes en fin de cuisson sur le dos.
Voici une base simple, à adapter selon la volaille choisie. Prenons l’exemple d’un poulet fermier de 1,8 kg ou d’une pintade de taille équivalente.
Il vous faut aussi une cocotte en fonte émaillée allant au four, avec couvercle. C’est important pour garder l’humidité et la tendreté.
Tout se joue dans la mise en place et dans les retournements réguliers. Ce n’est pas compliqué, mais il faut rester un peu attentif au timing.
Commencez par sortir la volaille du réfrigérateur au moins 30 minutes avant la cuisson. Une volaille trop froide cuit mal au cœur. Épongez-la avec du papier absorbant, intérieur et extérieur.
Salez et poivrez généreusement l’intérieur. Glissez le bouquet de thym et les gousses d’ail légèrement écrasées dans la cavité. À l’extérieur, salez, poivrez, puis frottez toute la peau avec le beurre pommade. Vous pouvez ajouter un filet d’huile pour aider à la coloration.
Dans le fond de la cocotte, disposez l’oignon en quartiers et, si vous le souhaitez, les légumes coupés en gros morceaux. Versez 1 à 2 c. à soupe d’huile.
Placez ensuite la volaille sur une cuisse. Par exemple, cuisse droite vers le haut. Elle sera un peu de travers, c’est normal. C’est même le but.
Préchauffez le four à 170°C. Couvrez la cocotte avec son couvercle et enfournez pour 35 minutes.
Pendant ce temps, la chaleur pénètre en priorité dans la cuisse qui se trouve vers le haut, la plus charnue. Le jus commence à se mêler aux légumes, l’odeur devient déjà très agréable.
Au bout des 35 minutes, sortez la cocotte. Attention à la vapeur à l’ouverture. Retournez délicatement la volaille pour la poser sur l’autre cuisse, cuisse gauche vers le haut cette fois.
Arrosez avec un peu de jus du fond de la cocotte. Remettez le couvercle. Enfournez de nouveau pour 35 minutes à 170°C. Les deux cuisses auront ainsi un temps de cuisson équivalent, sans rester à la traîne par rapport aux blancs.
Dernière étape. Sortez la cocotte, retournez une dernière fois la volaille pour la placer sur le dos, poitrine vers le haut. Arrosez bien avec le jus.
Remettez au four pour 35 minutes. Vous pouvez laisser le couvercle légèrement entrouvert ou l’enlever sur les 10 dernières minutes si vous voulez une peau plus croustillante.
À la fin des trois fois 35 minutes, faites un test très simple. Piquez la jointure d’une cuisse avec la pointe d’un couteau.
Vous pouvez aussi tirer légèrement sur une cuisse. Si elle bouge facilement, c’est bon signe. La viande doit rester juteuse, mais sans trace rouge au niveau de l’os.
Une fois la volaille cuite, ne vous précipitez pas pour la découper. Couvrez-la légèrement de papier aluminium et laissez-la reposer 10 à 15 minutes hors du four.
Ce temps permet aux jus de se répartir dans la chair. La découpe devient plus facile, la viande paraît plus tendre. Ce petit quart d’heure change vraiment la texture en bouche.
Pour un chapon ou une poularde plus gros, gardez la même logique. Trois cuissons successives, toujours en changeant la position :
Ensuite, goûtez, observez, ajustez. Selon le poids et la race de la volaille, ajoutez 10 à 20 minutes à la fin si nécessaire. L’important, c’est de garder ce principe de cuisson par rotation pour que tout cuise de façon homogène.
Au fond, cette “formule” de Laurent Mariotte n’a rien de sorcier. Trois positions, une température douce, et 35 minutes à chaque fois. C’est simple à mémoriser, même quand vous avez mille choses en tête en cuisine.
La prochaine fois que vous préparez un poulet du dimanche, une pintade automnale ou un chapon de réveillon, essayez cette méthode. Vous verrez la différence autour de la table : peau bien dorée, chair fondante, cuisses parfaitement cuites. Et surtout, plus de stress au moment de la découpe.