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Et si, le temps d’une heure, vous transformiez votre jardin en véritable poste d’observation, comme un petit observatoire scientifique à domicile ? En Loire-Atlantique, le week-end du samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026, chaque personne compte. Et chaque oiseau aussi. Vous pouvez vraiment aider à mieux protéger la nature, sans bouger de chez vous.
L’opération Comptage des oiseaux de jardins n’est pas un simple jeu. C’est un rendez-vous national, suivi par des spécialistes. Deux fois par an, au printemps et en hiver, ces données servent à suivre l’évolution des oiseaux communs au fil des années.
En plein hiver, comme les 24 et 25 janvier, les oiseaux affrontent le froid. Ils se rapprochent des maisons, des parcs, des haies. Les compter permet de voir quelles espèces résistent, lesquelles diminuent, lesquelles augmentent. Sans ces chiffres, beaucoup de signaux d’alerte passeraient inaperçus.
En Loire-Atlantique, vos observations rejoignent celles de centaines d’autres personnes. Une heure chez vous, additionnée à une heure chez vos voisins, puis dans une école, puis dans un parc… au final, cela donne une image très précise de la situation des oiseaux des jardins dans le département.
Le principe est volontairement simple. L’idée, c’est que tout le monde puisse participer, même sans être expert. Vous n’avez pas besoin de matériel compliqué, juste un peu de temps et de curiosité.
Voici la marche à suivre, étape par étape, pour le comptage de ce week-end-là en Loire-Atlantique.
Vous pouvez compter les oiseaux :
Le plus important, c’est de rester toujours au même endroit pendant l’heure d’observation. Cela rend les données plus fiables.
Entre le samedi 24 janvier et le dimanche 25 janvier 2026, vous choisissez une seule heure. Par exemple de 10 h à 11 h, ou de 15 h à 16 h. L’important est de respecter cette durée d’une heure, ni plus ni moins.
Les moments où les oiseaux sont souvent les plus actifs sont le matin ou en fin d’après-midi. Mais si vous êtes plus disponible en milieu de journée, cela fonctionne aussi. L’idée, c’est que vous soyez vraiment concentré sur l’observation pendant ce temps.
Une petite règle est essentielle. Pour chaque espèce, vous ne notez que le nombre maximum d’individus vus en même temps pendant l’heure. Par exemple :
Pourquoi cette méthode ? Pour éviter de compter plusieurs fois les mêmes oiseaux qui reviennent, tournent, repartent. Ainsi, les résultats sont comparables d’un jardin à l’autre.
Vous n’êtes pas obligé de tout connaître par cœur. Mais repérer quelques espèces fréquentes aide vraiment. Voici quelques oiseaux que l’on voit souvent en hiver en Loire-Atlantique.
Vous pouvez imprimer une petite fiche d’identification ou garder une page ouverte sur votre téléphone. L’association Bretagne Vivante propose souvent des ressources pour reconnaître les oiseaux des jardins.
Dans le département, le relais est assuré par l’association Bretagne Vivante Loire-Atlantique. C’est vers elle que vous transmettez vos observations du week-end de comptage.
Une fois votre heure terminée, vous notez clairement :
Ensuite, vous envoyez vos résultats via le site www.bretagne-vivante.org, en suivant les indications données pour l’opération Comptage des oiseaux de jardins. Tout se fait en ligne, c’est rapide.
Les enfants ont souvent un regard très vif. Ils repèrent des détails que les adultes ne voient plus. C’est pour cela que le comptage s’ouvre aussi aux établissements scolaires.
En 2026, les écoles peuvent participer le vendredi 23 janvier. Dans la cour, dans le petit coin de verdure de l’établissement, ou dans un parc situé à proximité. L’exercice permet de travailler à la fois les sciences, l’observation, l’écriture, parfois même les maths avec les résultats.
Si vous êtes enseignant ou parent d’élève, vous pouvez proposer cette activité à la classe. Une heure suffit pour initier les élèves à la biodiversité près de chez eux.
Vous avez peur de ne pas savoir distinguer un verdier d’un chardonneret ? Ce n’est pas un problème. Une séance d’information et d’initiation est justement prévue avant le week-end de comptage.
Le dimanche 18 janvier 2026, l’association donne rendez-vous au parc de la Bégraisière, à Saint-Herblain, tout près de Nantes. La séance se tient de 14 h à 17 h. Sur place, des passionnés vous montrent comment repérer les oiseaux, où regarder, quels détails observer.
Vous pouvez y venir seul, en famille, avec des enfants. C’est une bonne occasion de voir de près les espèces que vous croiserez ensuite chez vous. Et de poser toutes vos questions sans gêne.
Sans aller jusqu’à transformer votre jardin en refuge complet, vous pouvez créer quelques conditions simples pour donner envie aux oiseaux de venir. Cela aide aussi pour le comptage des 24 et 25 janvier.
Une petite mangeoire bien placée peut faire toute la différence. Choisissez un endroit dégagé pour que les oiseaux voient les prédateurs arriver, mais pas trop exposé au vent. Placée à environ 1,5 à 2 m de hauteur, elle sera plus sûre.
Vous pouvez y mettre par exemple :
Évitez le pain, la nourriture salée ou sucrée. Ce n’est pas adapté à leur digestion. Pensez aussi à nettoyer régulièrement la mangeoire pour limiter les maladies.
En hiver, l’eau peut manquer autant que la nourriture. Une simple coupelle plate suffit. Par exemple, une soucoupe de pot de fleur remplie avec 300 à 400 ml d’eau.
Changez l’eau tous les jours. Si elle gèle, versez de l’eau tiède, mais pas brûlante. Les oiseaux viennent boire, mais aussi se baigner rapidement, même quand il fait froid.
En donnant une seule heure de votre week-end, vous rejoignez un grand effort collectif. Le comptage des oiseaux de jardin permet aux scientifiques d’adapter les actions de protection, de repérer les espèces en difficulté, d’orienter les choix pour les parcs, les haies, les zones à préserver.
Vous n’êtes pas obligé d’être parfait. Même si vous ne reconnaissez que trois ou quatre espèces, vos données gardent de la valeur. L’important, c’est d’être honnête, précis, et de suivre la méthode.
Alors, pour ces samedi 24 et dimanche 25 janvier en Loire-Atlantique, pourquoi ne pas prendre un plaid, une tasse chaude, vous installer près de la fenêtre, et laisser les oiseaux venir à vous ? Votre regard compte, vraiment.