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Vous pensez connaître tous les plats d’hiver au fromage. Et puis un jour, vous découvrez la matouille savoyarde. Quatre ingrédients, presque pas de vaisselle, un fromage qui coule comme un volcan tout doux… et soudain, la raclette semble presque compliquée. Curieux de voir pourquoi ce plat des Bauges peut devenir votre nouveau rituel quand il fait froid ?
En Savoie, dans le massif des Bauges, la matouille est un secret de famille que l’on se transmet plus qu’on ne l’affiche sur les cartes de restaurants. C’est un plat de montagne très simple, pensé pour réchauffer vite, bien, sans passer des heures en cuisine.
Imaginez une grande table d’hiver. Au centre, un plat avec un fromage entier qui se met à buller doucement. Autour, des pommes de terre fumantes, un peu de charcuterie, une salade. Vous servez, vous nappez, vous recommencez. Pas de poêlons, pas d’appareils électriques, juste le four et un plat.
La raclette, la fondue, la tartiflette, vous les connaissez par cœur. La matouille savoyarde, elle, joue une autre carte. Moins de préparation, moins de matériel, mais autant de générosité dans l’assiette.
Pas besoin de surveiller un caquelon, ni de gérer dix poêlons brûlants sur la table. Vous enfournez le fromage, vous faites cuire les pommes de terre, et c’est tout. La convivialité reste la même, la simplicité en plus. Et pour les soirées où l’on rentre tard du ski ou du travail, cela change tout.
Ce plat repose sur un principe très clair : peu d’ingrédients, mais de qualité. Pour 4 personnes, il vous faut :
La Tome des Bauges AOP est vraiment le cœur du plat. Sa croûte grise, assez épaisse, cache une pâte souple, au goût franc, avec des notes boisées. C’est ce fromage qui donne à la matouille son caractère et cette texture ultra fondante que l’on vient chercher à la cuillère.
Comptez environ 40 minutes entre la préparation et la cuisson. Pendant ce temps, votre maison commence déjà à sentir le fromage chaud, l’ail et le vin blanc.
Choisissez un plat juste à la taille de la tome. Trop grand, le fromage s’étale et chauffe moins bien. Trop petit, il déborde. Posez la tome entière dans le plat, croûte vers le haut.
Avec un couteau, retirez la croûte seulement sur la partie supérieure, comme un chapeau. La croûte sur les côtés reste en place. Elle maintient le fromage quand il commence à fondre et évite qu’il se disperse dans le plat.
Avec la pointe du couteau, percez 2 ou 3 trous dans la pâte. Glissez une demi gousse d’ail dans chaque trou, sans les enfoncer trop profondément pour que le parfum diffuse bien.
Versez le verre de vin blanc de Savoie sur le dessus du fromage et dans le fond du plat. Enfournez à 180 °C (thermostat 6) pendant environ 30 à 35 minutes. Surveillez : la surface doit gonfler légèrement et onduler, signe que l’intérieur est bien coulant.
Pendant que la tome fond au four, lavez les pommes de terre à chair ferme. Plongez-les dans une grande casserole d’eau froide salée. Portez à ébullition, puis laissez cuire 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que la pointe d’un couteau entre facilement.
Égouttez-les, gardez-les entières, et couvrez pour qu’elles restent bien chaudes. C’est important. Une pomme de terre tiède accroche moins bien le fromage.
Au moment de servir, sortez le plat de fromage du four et posez-le directement au centre de la table, sur un dessous de plat solide. Le contraste entre la croûte encore visible et le cœur qui ondule attire tous les regards.
Deux écoles coexistent, et chacun choisit son camp.
Les uns préfèrent garder leurs pommes de terre entières ou simplement coupées en deux. Ils piquent un morceau avec la fourchette et viennent le plonger dans le fromage directement dans le plat, comme pour une fondue savoyarde.
C’est très convivial, très ludique. On parle, on rigole, on partage le même centre de table. Il suffit juste de rappeler que le plat est chaud pour éviter les mauvaises surprises.
D’autres, plus prudents, coupent les pommes de terre en gros cubes dans leur assiette. Puis, avec une cuillère, ils napper ces morceaux de fromage fondu récupéré dans le plat.
Le résultat est plus généreux visuellement. Une assiette pleine de pommes de terre couvertes d’un manteau de Tome des Bauges, c’est très réconfortant les soirs de grand froid.
La matouille est déjà un plat très complet. Pourtant, ce sont les accompagnements qui la rendent inoubliable. L’idée, c’est de rester simple mais franc dans les goûts.
Si vous recevez du monde, n’hésitez pas à doubler la charcuterie et la salade. Les convives se servent souvent une seconde fois. Et sur ce genre de plat, il est rare qu’il reste quelque chose.
Vous avez aimé la recette classique et vous voulez tester autre chose sans tout changer. Il existe une jolie variante, très appréciée quand il fait vraiment froid : la Matouille de Mandrin.
Le principe reste le même, mais vous modifiez deux éléments :
Le cidre apporte une note fruitée, plus ronde. Les pommes reinettes, cuites au four ou simplement revenues à la poêle, créent un contraste sucré-salé très confortable. Cela rappelle certains plats montagnards suisses, mais avec ce caractère très savoyard.
Quelques détails changent vraiment l’expérience. Ils sont simples, mais font la différence entre un plat correct et un plat mémorable.
Vous verrez, après une ou deux soirées matouille, la phrase « on fait une raclette ? » sera peut-être remplacée par « et si on faisait une matouille ce soir ». Un plat plus simple, plus direct, mais tout aussi généreux. Exactement ce que l’on recherche en plein hiver.
Bonjour peut on utiliser un autre fromage et le quel merci ju