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Envie d’un plat ultra réconfortant, qui sente bon le fromage fondu, mais sans aller vous coucher avec la sensation de lourdeur d’une grosse tartiflette traditionnelle ? La courgiflette à la butternut est exactement ce qu’il vous faut. Même esprit, même gourmandise… mais une texture plus veloutée, une belle couleur orangée et une légèreté qui surprend dès la première bouchée.
La courge butternut a un goût très doux, presque noisetté. En cuisson, elle devient fondante et légèrement sucrée. Dans un gratin, elle se rapproche d’une purée épaisse, bien crémeuse. Avec le fromage qui coule dessus, c’est redoutable.
Par rapport aux pommes de terre, la butternut apporte plus de fibres et moins de glucides. Elle est aussi très riche en bêta-carotène, ce pigment qui donne sa belle couleur orangée et que le corps transforme en vitamine A. Vous gardez le côté gratiné, chaud, réconfortant. Vous gagnez une assiette plus colorée et un peu plus légère pour le soir.
Et il y a aussi le plaisir des yeux. Quand vous sortez ce gratin du four, doré sur le dessus, orange et crème à l’intérieur, c’est tout de suite un plat qui fait envie au cœur de l’hiver.
Pour un grand plat familial (environ 25 x 30 cm) :
Ces quantités donnent un plat bien généreux. Si vous êtes seulement deux, vous pouvez garder les restes pour le lendemain, la courgiflette se réchauffe très bien.
D’abord, il faut un peu de patience pour la courge. Posez la butternut sur une planche stable. Épluchez-la avec un économe robuste, ou un couteau si la peau résiste. Coupez-la en deux dans la longueur, retirez les graines avec une cuillère.
Taillez ensuite la chair en tranches d’environ 1 cm d’épaisseur. Vous pouvez aussi faire des demi-lunes ou des cubes, mais essayez de garder une taille régulière. Comme cela, la cuisson sera homogène.
Pour obtenir une texture bien fondante dans le gratin, il est préférable de précuire la butternut :
Dans tous les cas, la courge doit être tendre sous la pointe du couteau, mais sans se défaire complètement. Égouttez-la toujours soigneusement. Si elle garde trop d’eau, votre sauce sera liquide et moins onctueuse.
Pendant que la butternut cuit, attaquez la partie “tartiflette”. Émincez finement l’oignon. Faites chauffer l’huile ou le beurre dans une grande poêle, puis faites revenir les lardons 4 à 5 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés.
Ajoutez l’oignon dans la poêle et laissez-le fondre doucement 5 à 7 minutes. Il doit devenir translucide, presque confit. Si la poêle rend beaucoup de graisse, retirez un peu de surplus pour garder un plat savoureux mais pas écœurant.
Dans un bol à part, mélangez la crème et le lait. Ajoutez la gousse d’ail finement hachée, une pincée de muscade, du poivre. Salez avec précaution. Goûtez les lardons avant, car ils sont souvent déjà bien salés.
Préchauffez votre four à 190 °C, de préférence en chaleur tournante. Graissez légèrement un plat à gratin avec un peu d’huile ou de beurre.
Disposez une première couche de tranches de butternut précuites au fond du plat. Ajoutez dessus la moitié du mélange oignons-lardons. Versez un peu de préparation crème-lait pour humidifier l’ensemble.
Recommencez avec une deuxième couche de courge. Répartissez le reste des oignons et des lardons, puis terminez avec le reste du mélange à base de crème. L’idée est que chaque bouchée contienne un peu de tout : courge, crème, oignon et lardons.
Coupez le reblochon dans l’épaisseur, puis en quartiers. Disposez les morceaux sur toute la surface du gratin, croûte vers le haut. Si vous aimez les gratins très gratinés, ajoutez 40 g de fromage râpé par-dessus et parsemez de quelques brins de thym.
Enfournez le plat pour 25 à 30 minutes à 190 °C. Le fromage doit être complètement fondu, bien doré, avec quelques bulles sur les bords. Si le dessus colore trop vite, baissez un peu la température ou couvrez le plat avec une feuille de papier cuisson en cours de route.
Une fois la cuisson terminée, laissez votre courgiflette reposer 5 à 10 minutes hors du four. Ce petit temps d’attente permet au gratin de se tenir. Les couches se stabilisent, le fromage reste coulant mais moins liquide, la découpe est plus propre. Et puis, soyons honnêtes, le plat est souvent encore meilleur à peine tiédi.
Ce gratin tient largement son rôle de plat principal. Pour l’équilibrer, une simple salade verte bien croquante est idéale. Par exemple, une salade de jeunes pousses assaisonnée d’une vinaigrette légère au citron et à l’huile d’olive.
Une salade de mâche avec quelques noix concassées se marie aussi très bien avec le côté doux de la butternut. Vous pouvez ajouter quelques bâtonnets de carotte ou de concombre pour apporter du croquant et du frais.
Et pour finir de profiter de la sauce au fromage, une tranche de bon pain de campagne complet est parfaite. Elle permet d’essuyer le plat jusqu’à la dernière goutte.
Vous pouvez adapter cette courgiflette selon vos envies, ou ce que vous avez sous la main dans votre frigo.
Quelques détails font vraiment la différence. D’abord, ne laissez pas la butternut trop ferme après la précuisson. Si elle reste croquante, le gratin sera sec et moins fondant. À l’inverse, si elle est trop cuite, manipulez-la délicatement pour qu’elle ne parte pas en purée.
Ensuite, prenez le temps de bien égoutter la courge. C’est essentiel pour éviter une sauce aqueuse. Goûtez toujours vos lardons avant de saler la préparation à la crème, car ils peuvent suffire à saler tout le plat.
Et enfin, respectez le temps de repos après la cuisson. C’est tentant de se jeter dessus dès la sortie du four, mais ces quelques minutes d’attente rendent le gratin plus harmonieux, plus facile à servir et plus agréable en bouche.
En bref, cette courgiflette à la butternut garde tout ce que l’on aime dans la tartiflette classique : le fromage qui file, l’odeur qui embaume la cuisine, le côté cocooning d’un bon plat chaud. Mais elle offre en plus une touche de douceur, un peu moins de lourdeur, et cette belle couleur ensoleillée qui donne envie de se resservir. Parfaite pour un dîner d’hiver, en famille ou entre amis.